Photobiomodulation · Lumière de basse intensité

Lumière rouge et photobiomodulation

Effets anti-inflammatoires, modulation de la douleur et régénération cellulaire : que désignent réellement la photobiomodulation et la lumière LED de basse intensité (LLLT) ?

Article de fond Lecture : environ 22 minutes Alain Pradier

En bref

Une lumière non ionisante étudiée pour ses interactions avec les tissus

La photobiomodulation (PBM), aussi appelée LLLT, regroupe des techniques utilisant une lumière de faible intensité — le plus souvent rouge ou proche infrarouge — afin de provoquer des réponses biologiques sans échauffement important des tissus. L’effet dépend étroitement de la longueur d’onde, de la puissance, de la dose, de la durée et de la zone exposée.

Présentation et histoire

Qu’est-ce que la photobiomodulation ?

La thérapie laser ou lumineuse de faible intensité — Low-Level Light Therapy, abrégée LLLT — est un terme général désignant les approches reposant sur le principe de photobiomodulation (PBM ou PBMT lorsqu’il est question de thérapie). Le document emploie également l’appellation historique de photobiostimulation.

La photobiostimulation correspond aux modifications biologiques qui apparaissent dans les organismes après l’interaction de photons avec les molécules présentes dans les cellules ou les tissus. Les photons sont des quanta de lumière ; une partie d’entre eux appartient au spectre visible, dont nous percevons les différentes fréquences comme des couleurs. Le fichier cite notamment l’indigo, le bleu, le vert, l’orange et le rouge, puis prolonge le domaine étudié jusqu’au proche infrarouge.

« La photobiostimulation correspond à des modifications biologiques dans les organismes, secondaires aux interactions de photons avec les molécules des cellules ou des tissus organiques. »

Le spectre global est de 150 à 1 100 nm. Cette plage reprend sa présentation des différentes couleurs. En pratique scientifique, la fenêtre la plus couramment associée à la PBM rouge et proche infrarouge est plutôt située autour de 600 à 1 100 nm. D’autres bandes visibles ou infrarouges peuvent produire des réponses photobiologiques, mais avec des cibles et des profondeurs de pénétration différentes.

LLLT, PBM, PubMed et vocabulaire MeSH

MeSH signifie Medical Subject Headings. Il s’agit du vocabulaire contrôlé de la National Library of Medicine utilisé pour indexer et retrouver les publications dans PubMed. En novembre 2025 la recherche renvoyait à 10 132 citations pour LLLT et à 11 264 citations pour « photobiomodulation ». Ces nombres sont des instantanés datés : ils évoluent avec l’indexation de nouvelles publications et avec la syntaxe exacte de la requête.

Descripteur MeSH officielLow-Level Light Therapy
Définition NLMTraitement utilisant une irradiation lumineuse de faible intensité, afin que les effets résultent d’une réponse à la lumière et non de la chaleur ; plusieurs sources sont possibles, notamment des lasers de faible puissance.
Identifiant uniqueD028022
Année d’introduction2002
Numéros d’arborescenceE02.594.540 et E02.774.500
Termes d’entréeLLLT, Photobiomodulation, Photobiomodulation Therapy, Low-Level Laser Therapy, Laser Biostimulation, Low-Power Laser Therapy et variantes.
Indexation antérieureLasers/therapeutic use (1983–2001) et indexation de la maladie spécifique associée à la radiothérapie (1985–2001).

La fiche MeSH actuelle rassemble donc « photobiomodulation » et « photobiomodulation therapy » parmi les termes d’entrée du descripteur officiel Low-Level Light Therapy. Le terme « Red Light » dispose par ailleurs depuis 2024 de son propre descripteur MeSH (D000095742), défini pour la bande de 620 à 750 nm.[2]

Une action principalement non thermique

LLLT et photobiomodulation n’augmentent généralement pas la température macroscopique des tissus : la densité de puissance se situe sous le seuil nécessaire pour produire un effet photothermique. Le document précise cependant qu’une sensation de chaleur et de bien-être peut être ressentie pendant l’exposition et l’associe à la stimulation de l’activité cellulaire.

Les procédures courantes reposent sur l’irradiation d’une zone à l’aide d’un laser de faible puissance ou d’une matrice de LED. Le texte décrit une application sur un site déterminé afin de stimuler des processus cellulaires associés à la cicatrisation, à la modulation de l’inflammation et à celle de la douleur.

Fenêtre la plus utiliséeLumière rouge et proche infrarouge, environ 600–1 100 nm.
Puissance totale citéeDe 1 à 10 000 mW, selon la source lumineuse et l’application.
Densité de puissance citéeInférieure à 1 W/cm² dans la présentation du document, afin de ne pas échauffer les tissus.
Nature de l’actionNon invasive et principalement photochimique, la lumière traversant la peau et les tissus superficiels pour atteindre une cible.
Variables indispensablesLongueur d’onde, puissance, irradiance, fluence, surface, distance, durée et mode continu ou pulsé.

Du visible au proche infrarouge

La longueur d’onde influence la profondeur de pénétration

Les tissus n’absorbent ni ne diffusent toutes les longueurs d’onde de la même manière. La « fenêtre optique » souvent décrite entre 600 et 1 100 nm permet à la lumière rouge et au proche infrarouge de pénétrer plus profondément que les courtes longueurs d’onde visibles.

Schéma comparant la pénétration de différentes longueurs d’onde dans l’épiderme, le derme et l’hypoderme
ILes profondeurs représentées sont schématiques et varient selon la longueur d’onde, la pigmentation, la zone anatomique et les paramètres d’exposition.

Les bandes spectrales

Le schéma d’origine associe les couleurs à plusieurs intervalles indicatifs : 150–380 nm pour le violet, 390–470 nm pour l’indigo et le bleu, 475–545 nm pour le vert, 545–600 nm pour le jaune et l’orange, 600–650 nm pour le rouge, 780–940 nm pour une première partie du proche infrarouge et 940–1 100 nm pour sa partie la plus longue. Ces limites sont celles de l’illustration fournie ; les découpages peuvent varier selon les sources. À titre de comparaison, la fiche MeSH « Red Light » de la NLM retient aujourd’hui 620–750 nm.

Bande citéeLongueur d’ondePoint essentiel
Bleu400–520 nmAbsorption plus superficielle et photoaccepteurs différents de ceux principalement étudiés pour le rouge et le NIR.
Vert520–560 nmPénétration tissulaire généralement moindre que celle des longueurs d’onde rouges et proches infrarouges.
Jaune560–600 nmBande visible située immédiatement avant le rouge dans la présentation du document.
Rouge et NIR600–1 100 nm« Fenêtre optique » la plus couramment utilisée dans les protocoles de PBM décrits par le fichier.
Moyen infrarouge1 100–3 000 nmInteractions dominées plus fortement par l’absorption de l’eau et des mécanismes différents.
Lointain infrarouge> 3 000 nmNe doit pas être assimilé automatiquement aux protocoles rouges ou NIR de faible intensité.

Pourquoi la profondeur varie-t-elle ?

Lorsqu’un faisceau atteint la peau, une partie est réfléchie, une autre diffusée et une autre absorbée. La quantité de lumière qui poursuit son trajet dépend notamment de la mélanine, de l’hémoglobine, de l’eau, du tissu adipeux, de l’épaisseur de la peau, de l’angle d’incidence et de la géométrie de la source. La pénétration ne correspond donc pas à une limite nette : l’intensité décroît progressivement avec la profondeur.

Le rouge peut atteindre le derme et certains tissus sous-cutanés, tandis que le proche infrarouge traverse généralement plus profondément les tissus biologiques. Mais « plus profond » ne signifie ni qu’une dose identique arrive à tous les tissus, ni qu’un effet biologique est garanti. Une mesure rigoureuse exige de distinguer la puissance émise par l’appareil de l’irradiance effectivement reçue à la surface, puis de la fraction réellement transmise jusqu’à la cible.

Illustration des lumières rouge et proche infrarouge pénétrant les tissus et atteignant les cellules et leurs mitochondries

À l’échelle cellulaire

Des chromophores aux réponses biologiques

Les chromophores sont des molécules ou des structures capables d’absorber certains photons. La diversité des longueurs d’onde auxquelles des réponses biologiques ont été décrites rend peu probable l’idée qu’un seul chromophore soit responsable de toute la photobiomodulation.

L’une des principales hypothèses implique néanmoins la cytochrome c oxydase (CCO), ou complexe IV, enzyme terminale de la chaîne respiratoire située dans la membrane interne des mitochondries. Ses centres métalliques contenant du cuivre et de l’hème peuvent absorber dans le rouge et le proche infrarouge. Selon le modèle proposé, l’absorption de photons pourrait modifier l’état rédox de l’enzyme et favoriser la dissociation d’oxyde nitrique lié à la CCO. Le transfert d’électrons, le potentiel de membrane mitochondrial, la consommation d’oxygène et la synthèse d’ATP pourraient alors être modulés.

Ces événements initiaux sont susceptibles d’entraîner des modifications transitoires de l’oxyde nitrique (NO), des espèces réactives de l’oxygène (ROS), du calcium intracellulaire et de l’AMP cyclique. Ils peuvent ensuite agir comme signaux secondaires, activer des facteurs de transcription et modifier l’expression de gènes associés à la survie cellulaire, à la défense antioxydante, à l’inflammation, à la prolifération, à la migration et à la synthèse protéique.[3]

La CCO ne constitue cependant pas une explication exclusive. Des canaux ioniques photosensibles, la modification du calcium, l’absorption par l’eau interfaciale et d’autres photoaccepteurs sont également étudiés. Une revue critique consacrée à la CCO et au NO rappelle que certaines interprétations mécanistiques restent discutées : la cascade qui suit l’absorption initiale n’est pas entièrement élucidée et peut différer selon la longueur d’onde, la cellule, la dose et l’état physiologique.[4]

λLongueur d’onde
mW/cm²Irradiance
J/cm²Fluence ou dose
TempsDurée d’exposition
DistanceÉcart à la source
ModeContinu ou pulsé

Mécanismes et domaines d’application

Les éléments ci-dessous correspondent à des mécanismes étudiés ou à des domaines explorés dans la littérature ; ils ne constituent pas une promesse de résultat ni une validation identique pour chaque indication.

Mécanismes cellulaires

  • Modulation de l’inflammation
  • Protection cellulaire ou cytoprotection
  • Prolifération et migration cellulaires
  • Synthèse protéique
  • Cellules souches

Mécanismes tissulaires

  • Muscles
  • Cerveau
  • Réparation nerveuse
  • Diminution de la douleur
  • Guérison des os
  • Guérison des tendons
  • Guérison des plaies
  • Chute de cheveux
  • Peau et tissu adipeux
  • Similitudes étudiées avec le préconditionnement ischémique

Dermatologie et esthétique

  • Réjuvénation cutanée
  • Acné
  • Infections herpétiques
  • Vitiligo
  • Lésions pigmentaires
  • Cicatrices hypertrophiques
  • Chéloïdes
  • Chute de cheveux
  • Alopécie androgénétique
  • Alopécie induite par chimiothérapie
  • Réduction de la cellulite

Applications dentaires

  • Troubles de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM)
  • Douleur postopératoire, épanchement et trismus
  • Douleur orthodontique
  • Sensibilité dentinaire
  • Herpès simplex
  • Lichen plan

Douleur, inflammation et réparation

  • Réduction de l’inflammation
  • Réduction de l’œdème
  • Réduction des spasmes
  • Réparation des tissus
  • Libération de neurotransmetteurs
  • Arthrose du genou
  • Arthrose de la main
  • Polyarthrite rhumatoïde
  • Goutte et autres cristallopathies
  • Douleur du cou
  • Douleur du dos
  • Douleur d’épaule
  • Tendinopathies
  • Épicondylite latérale
  • Douleur sur points gâchettes (trigger points)
  • Douleur myofasciale
  • Douleurs neuropathiques
  • Lymphœdème
  • Douleurs postopératoires

Comment lire cette liste d’applications ?

Cet article rassemble trois niveaux qu’il faut distinguer : des réponses observées en laboratoire, des mécanismes tissulaires proposés et des applications cliniques. Une modulation cellulaire de l’inflammation ou de la synthèse protéique ne démontre pas automatiquement une efficacité thérapeutique chez l’être humain. Inversement, les résultats cliniques dépendent du diagnostic, du protocole, de la longueur d’onde, de la dose et du comparateur utilisé.

Pour l’arthrose du genou, une revue systématique avec méta-analyse publiée en 2024 a évalué l’effet de la photobiomodulation sur la douleur et l’incapacité ; elle souligne l’importance des doses recommandées et l’hétérogénéité des protocoles.[7] Pour la lombalgie non spécifique, une revue systématique de 2020 a également analysé les essais disponibles, sans permettre d’extrapoler indistinctement à toutes les douleurs du dos.[8]

Tableau repris du fichier

Les effets attribués aux différentes couleurs

Violet

150–380 nm dans la source
  • Calme le système nerveux
  • Calme le stress mental
  • Soulage la diarrhée
  • Réduit l’appétit
  • Stimule la Rate
  • Action antibactérienne
  • Effet astringent et diminution des sécrétions
  • Équilibre des glandes pinéale et hypophysaire

Le violet est présenté comme une couleur froide, apaisante et calmante, associée à la spiritualité et au sentiment d’unité.

Indigo / Violet

Spectre visible
  • Dégage les sinus
  • Améliore le sommeil
  • Accompagne les troubles de l’apprentissage
  • Tonifie le Sang
  • Calme les nerfs
  • Réduit les hémorragies
  • Effet astringent et assèchement des sécrétions
  • Réduit les gonflements
  • Équilibre les glandes pinéale et hypophyse
  • Action antibactérienne

Couleur froide, apaisante et calmante, considérée comme spirituelle et susceptible de favoriser un sentiment d’unité avec le monde.

Bleu

Spectre visible
  • Accélère la guérison des brûlures
  • Soulage la fièvre
  • Calme les intestins
  • Soulage les démangeaisons
  • Renforce la vitalité
  • Action antibactérienne
  • Calme les nerfs
  • Ajuste l’horloge biologique
  • Effet astringent
  • Tonifie le Sang

Relaxant, apaisant et calmant, le bleu est présenté comme une couleur froide ou sédative. Couleur du ciel, il est rapproché de nos rythmes circadiens, c’est-à-dire de nos cycles d’activité et de repos. Le texte associe également au bleu l’oxygène, élément vital présent dans l’air et dans l’eau.

Vert

Spectre visible
  • Stimule la fonction immunitaire
  • Renforce les os
  • Améliore la fonction sexuelle
  • Bénéfique pour le cœur
  • Tonifie les nerfs
  • Stimule l’hypophyse
  • Bénéfique pour les articulations
  • Améliore la cicatrisation des plaies
  • Dissout les caillots sanguins
  • Action antibactérienne

Le vert est relié à la chlorophylle, à l’azote, au contentement et à la confiance. Le document le propose avant ou après d’autres couleurs pour rechercher un équilibre.

Jaune

Spectre visible
  • Stimule la fonction immunitaire
  • Bénéfique pour le pancréas
  • Réduit les rides
  • Favorise la digestion
  • Améliore la concentration mentale
  • Stimule la bile
  • Améliore la circulation lymphatique
  • Repousse les parasites
  • Tonifie le système nerveux moteur et dynamise les muscles

le jaune est principalement associé aux fonctions digestives, pancréatiques et biliaires, à la circulation lymphatique, à la concentration mentale ainsi qu’au système nerveux moteur et à la dynamique musculaire.

Orange

Spectre visible
  • Stimule la fonction immunitaire
  • Améliore la digestion
  • Soulage les crampes menstruelles
  • Soulage les spasmes musculaires
  • Stimule l’appétit
  • Bénéfique pour les poumons et les reins
  • Soulage le hoquet
  • Stimule la glande thyroïde
  • Apaise l’intestin irritable

Les sources relient l’apport en vitamines B et en plusieurs minéraux — notamment le calcium, le cuivre et le sélénium — à la couleur orange. Il décrit l’orange comme une couleur chaude à effet stimulant et observe que de nombreuses épices présentes dans la nature sont orange. Elle est qualifiée de stimulante, énergisante et vibrante, et associée à la joie, au bonheur et à la créativité.

Rouge

Environ 600–700 nm
  • Combat la léthargie
  • Stimule la fonction hépatique
  • Réparation de la peau
  • Bénéfique pour les poumons
  • Réduit le tissu cicatriciel
  • Favorise la circulation
  • Soulagement de la douleur
  • Améliore les sens
  • Favorise la cicatrisation des plaies
  • Bénéfique pour les os
  • Améliore le métabolisme des nutriments
  • Bénéfique pour le cœur
  • Régénère le sang
  • Bénéfique pour les reins
  • Favorise la guérison musculaire

Le rouge est décrit comme stimulant, énergique et vigoureux, associé à la puissance et à la vitalité.

Proche infrarouge

NIR
  • Soulagement de la douleur
  • Accélère la cicatrisation des plaies
  • Améliore la circulation
  • Favorise la guérison des muscles
  • Favorise la guérison des entorses ligamentaires
  • Stimule les enzymes pour améliorer les processus corporels
  • Stimule la fonction des mitochondries dans les cellules, pour la guérison et l’énergie
  • « Stimule l’ADN des cellules » pour une meilleure guérison, selon la formulation de la source
  • Soulage les symptômes d’allergie
  • Accélère la guérison des brûlures
  • Réparation de la peau

Le proche infrarouge complète donc la lumière rouge par des associations portant surtout sur la profondeur des tissus, la fonction mitochondriale, la circulation et la réparation. L’expression « stimule l’ADN » est conservée pour fidélité au texte ; dans la littérature mécanistique, il est plus exact de parler de modulation de voies de signalisation et d’expression génique que d’une stimulation directe et générale de l’ADN.

Photobiomodulation au cabinet

Six longueurs d’onde rouges et proches infrarouges

Le document écrit « quatre longueurs d’onde », puis en énumère en réalité six : 633, 660, 810, 830, 850 et 1 060 nm. La liste est ici reproduite intégralement. Elle couvre deux bandes rouges — 633 et 660 nm — et quatre bandes proches infrarouges — 810, 830, 850 et 1 060 nm.

633nm660nm810nm 830nm850nm1060nm

Le matériel indiqué est constitué de deux panneaux SGROW ESPLUS comprenant 300 LED chacun, soit 600 LED au total. La fiche intégrée au document mentionne une irradiance annoncée de 150 mW/cm² et un angle de faisceau de 30°. Comme pour tout panneau, l’irradiance effectivement reçue dépend notamment de la distance de mesure, de la zone éclairée, de l’uniformité du faisceau et du fonctionnement simultané ou non des différentes longueurs d’onde.

Pour aller plus loin

Sources et repères bibliographiques

Les références scientifiques sont indiquées avec leurs identifiants afin de pouvoir les retrouver sans ambiguïté. PMID est l’identifiant d’une notice PubMed, PMCID celui d’un texte archivé dans PubMed Central et DOI l’identifiant numérique persistant attribué à la publication. Les références 9 à 14 reprennent les ouvrages et guides cités à la fin du fichier d’origine.

  1. Anders J. J., Lanzafame R. J., Arany P. R., « Low-level light/laser therapy versus photobiomodulation therapy », Photomedicine and Laser Surgery, 2015;33(4):183–184. PMID : 25844681 · PMCID : PMC4390214 · DOI : 10.1089/pho.2015.9848.
  2. U.S. National Library of Medicine, descripteurs MeSH Low-Level Light Therapy (D028022, introduit en 2002) et Red Light (D000095742, introduit en 2024).
  3. de Freitas L. F., Hamblin M. R., « Proposed Mechanisms of Photobiomodulation or Low-Level Light Therapy », IEEE Journal of Selected Topics in Quantum Electronics, 2016;22(3):7000417. PMID : 28070154 · PMCID : PMC5215870 · DOI : 10.1109/JSTQE.2016.2561201.
  4. Quirk B. J., Whelan H. T., « What Lies at the Heart of Photobiomodulation: Light, Cytochrome C Oxidase, and Nitric Oxide—Review of the Evidence », Photobiomodulation, Photomedicine, and Laser Surgery, 2020;38(9):527–530. PMID : 32716711 · PMCID : PMC7495914 · DOI : 10.1089/photob.2020.4905.
  5. Frankowski D. W. et al., « Light buckets and laser beams: mechanisms and applications of photobiomodulation (PBM) therapy », GeroScience, 2025;47(3):2777–2789. Synthèse d’un atelier du National Institute on Aging. PMID : 39826026 · PMCID : PMC12181550 · DOI : 10.1007/s11357-025-01505-z.
  6. « Evidence-based consensus on the clinical application of photobiomodulation », Journal of the American Academy of Dermatology, 2025. PMID : 40253006 · DOI : 10.1016/j.jaad.2025.04.031.
  7. Oliveira S. et al., « Effectiveness of Photobiomodulation in Reducing Pain and Disability in Patients With Knee Osteoarthritis: A Systematic Review With Meta-Analysis », Physical Therapy, 2024;104(8):pzae073. Dix études et 542 participants ; certitude des preuves jugée très faible pour plusieurs résultats. PMID : 38775202 · DOI : 10.1093/ptj/pzae073.
  8. Tomazoni S. S. et al., « Photobiomodulation therapy does not decrease pain and disability in people with non-specific low back pain: a systematic review », Journal of Physiotherapy, 2020;66(3):155–165. Douze essais randomisés, 1 046 participants. PMID : 32680739 · DOI : 10.1016/j.jphys.2020.06.010.
  9. Hamblin M. R., Ferraresi C., Huang Y.-Y., de Freitas L. F., Carroll J. D., Low Level Light Therapy: Photobiomodulation, SPIE Press, mise à jour du 16 janvier 2018. Référence principale annoncée dans le document fourni.
  10. Sloan M., Red Light Therapy: Miracle Medicine, mai 2018.
  11. Guide to Using LED Light and Nogier Frequencies, MyLightTherapy.com, 2014.
  12. Richards K., Red Light Therapy: A Complete Guide to Red Light Treatment, 2019.
  13. Andrews M., Red Light Therapy: A Comprehensive Guide to Red Light Treatment.
  14. Dumont E., Red Light Therapy: Complete Guide for Beginners and Intermediates.

À retenir

La photobiomodulation n’est pas « une couleur qui soigne tout ». C’est une interaction dose-dépendante entre une lumière, des tissus et des cibles biologiques. Son intérêt doit être apprécié indication par indication, en tenant compte des paramètres d’exposition et de la qualité des études disponibles.